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Capsule endoscopique

Posted on 24 July 2010 by Alex

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Le terme “modernité” possède de nombreux sens.

Certains pourraient dire qu’il désigne le rejet d’un passé récent, favorisant un nouveau départ, et la réinterprétation de l’origine historique.

Pour d’autres, il pourrait être représenté par le processus actuel de globalisation.

Personnellement, j’ai pu percevoir « la modernité » à travers la tendance que la technologie a de réduire la taille des choses.

Il y a 2 semaines, j’ai eu l’opportunité de tester la capsule endoscopique.

La capsule endoscopique est un dispositif permettant d’enregistrer des images de l’appareil digestif.
Elle a la taille et la forme d’une pile, et contient une caméra minuscule.

Après que le patient ait avalé la capsule, cette dernière prend des photos de l’intérieur du système gastro-intestinal.


Ainsi, comme une partie de mes recherches, il a fallut que je jeûne ce jour là, et ne boive que des liquides clairs.

A 16h00 mon professeur me fit prendre un agent prokinétique afin d’accélérer le transit intestinal, et indiqua que je devais en prendre une autre dose 4heures après avoir avalé la capsule.

Il m’aida ensuite à enfiler un harnais bien spécial comprenant l’appareil de réception et la batterie.

Pour finir, j’ai saisi la petite capsule et l’ai avalée sans grande difficulté, mais pas sans avoir pris quelques photos de mon visage au préalable.

Mon professeur m’avertis que je devais rester en mouvement afin d’assurer le bon transit de la capsule pour une durée d’au moins 4heures.

C’est pourquoi je me suis dirigé vers Shibuya pour faire une petite promenade.

Une fois rentré chez moi, j’ai préféré attendre que 8heures se soient écoulées depuis la prise de la capsule avant de dîner.
A ce moment là, la capsule avait cessé d’émettre le moindre signal.
J’ai donc pu manger l’esprit serein.
Le jour suivant, j’ai rendu le harnais avec les données prêtes à être analysées.
Et 36 heures plus tard j’ai pu éliminer la capsule sans aucune difficulté.
Malheureusement, je ne suis pas encore en mesure de publier les photos de mon appareil digestif, je peux cependant vous dire qu’elles sont très intéressantes.

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Interview pour le Magazine Mercado Latino

Posted on 07 May 2010 by Alex

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Interview pour le Magazine Mercado Latino édition novembre 2009

Magazine Mercado Latino. -Dr. Kishimoto, quelle est votre activité actuelle et où êtes-vous venu l’exercer ?
MAGIC.-
Je suis actuellement en train de suivre mon  troisième cycle universitaire en endoscopie digestive sur la prévention, la détection précoce et le traitement opportun des cancers gastro-intestinaux au centre national de cancérologie de Tokyo grâce à la bourse d’étude de la nippon foundation. Je fais également des recherches au centre de tomographie par émission de positons de l’hôpital universitaire de Dokkyo (Mibu, Tochigi).

MML.- Dr., pouvez-vous nous expliquer ce qu’est un cancer ?
M.-
Le cancer est un ensemble de maladies se caractérisant par la multiplication incontrôlable de cellules anormales dans certains tissus du corps,  lesquels indiqueront le type de cancer qui dépend de l’endroit où il commence : si c’est dans l’estomac il s’agira d’un cancer de l’estomac, si c’est dans le foie, d’un cancer du foie, etc.

RML.- Le cancer est-il une maladie mortelle ?
M.- Etre diagnostiqué d’un cancer au précédent millénaire était une sentence de mort. Cependant, les innovations technologiques de ces 10 dernières années ont permis sa guérison dans de nombreux cas. Néanmoins, sans un programme de détection précoce adéquat et un traitement approprié, les cellules cancérigènes peuvent migrer de leur point initial à d’autres organes, rendant leur bon fonctionnement difficile, et donnant lieu en phase terminale à un affaiblissement généralisé du corps ayant comme conséquence la mort.

MML.- Peut-on parler d’étapes dans cette maladie ?
M.-L’étape ou le stade décrit l’extension ou la gravité d’un cancer. Connaître le stade du cancer d’un patient est crucial pour définir le traitement adéquat. Ces étapes dépendent du type de cancer (certains sont plus mortels que d’autres), mais nous pouvons classer la majorité des cancers de la manière suivante: étape 0 (stade initial) et les étapes I, II, III ou IV (stades avancés). Faire passer des examens physiques, lire les scans, vérifier les résultats des analyses de laboratoire, s’informer des pathologies et interventions chirurgicales sont nécessaires pour une meilleure évaluation qui permettra de déterminer le stade qui correspond à l’avancement de la maladie et opter pour le meilleur traitement chirurgical, la radiothérapie et/ou la chimiothérapie.

MML.-Jusqu’où la médecine a-t-elle avancé dans la détection de ses premières manifestations ?
M.- Il existe plusieurs cancers dits « silencieux » (comme le cancer du pancréas), qui ne présentent pas la plupart des premiers symptômes, et il peut arriver que certains disparaissent en étant traités comme de simples rhumes, diarrhées, ou période de « stress ». Fort heureusement, certains d’entre eux sont détectés lors de campagnes de prévention et de dépistage telles que  la mammographie, le test de Papanicolaou (frottis), les radiographies digitales, les tomographies avec multi-détecteurs, TEP, la coloscopie, l’endoscopie haute, les marqueurs tumoraux, etc.

RML.- Comparativement, comment la médecine japonaise et la médecine péruvienne réagissent-elles face à cette maladie ?
M.- La grande différence se trouve dans le programme national de prévention et détection précoce du cancer du Japon qui a permis d’une manière satisfaisante de réduire à 16.5% la mortalité par cancer de l’estomac qui atteignait les 50% de décès par cancer au japon dans les années 70 (référencée comme la plus élevée au monde). Bien qu’il soit évident que le  Pérou présente également un taux de mortalité élevé à cause des «  maladies de pays en voies de développement » (telles que la pneumonie et la tuberculose), la croissance économique soutenue que montre notre pays se reflète également dans une recrudescence concomitante de « maladies de pays industrialisés » (maladies cardiovasculaires et cancers). Ceci a encouragé les péruviens ces dernières années à exiger des compagnies privées d’assurance qu’elles incluent des programmes de dépistage, et que s’ouvrent également de nombreux centres alternatifs spécialisés dans la détection du cancer.

MML.- Quels sont les types de cancer les plus courants au Japon et au Pérou ?
M.- En 2006, le centre national du cancer (CNC) du Japon a fait connaître les cancers ayant le plus fort taux de mortalité chez les hommes et indique que le premier est celui du poumon, en second l’estomac, en troisième le foie, en quatrième le cancer colorectal et en cinquième celui du pancréas, en revanche chez les femmes le cancer de l’estomac est à la première place, en second les poumons, en troisième le colorectal, en quatrième le cancer du sein et en cinquième celui du foie :

1er 2nd 3ème 4ème 5ème
Hommes Poumon Estomac Foie Colorectal Pancréas
Femmes Estomac Poumon colorectal sein Foie
Les deux Poumon Estomac Foie colorectal Pancréas

Source: http://ganjoho.ncc.go.jp/public/statistics/backnumber/odjrh3000000vdf1-att/fig01.pdf

En 2004, Le ministère de la santé du Pérou a fait connaître les cancers ayant le taux de mortalité le plus élevé : signalant que chez les hommes le cancer de l’estomac est à la première place, le second étant celui de la prostate, le troisième du poumon, le quatrième du foie, et en cinquième le cancer colorectal. En ce qui concerne les femmes, le premier est également le cancer de l’estomac, en second le col utérin, en troisième le foie, en quatrième les seins et en cinquième le cancer du poumon. Comme nous pouvons  le constater dans ce tableau (tableau n°2).

1er 2nd 3ème 4ème 5ème
Hommes Estomac Prostate Poumon Foie Colorectal
Femmes Estomac Col utérin Foie Seins Poumon
Les deux Estomac Foie Poumon Col untérin Prostate

Source: http://www.minsa.gob.pe/portal/Especiales/2007/cancer/archivos/ESTADISTICAS.pdf

RML.-Quelles en seraient les causes apparentes ?
M.- Il est facile de savoir quelle a été la bactérie qui a causé une pneumonie, mais en ce qui concerne le cancer nous parlerons plutôt de facteurs qui augmentent la possibilité d’en être atteint, comme dans le cas du cancer de l’estomac  dont les facteurs de risque se trouvent chez les personnes qui présentent une infection causée par la bactérie Helicobacter pylori, qui sont de sexe masculin, qui ont plus de 50ans, fument, consomment de l’alcool, ont des antécédents familiaux, sont d’ascendance asiatique ou hispano-américaine ; dans ce cas, la méthode de dépistage est l’endoscopie digestive haute :

Cancer Facteur de risque Méthode de dépistage
Estomac Infection par la bactérie Helicobacter pylori, sexe masculin, plus de 50 ans, tabagisme, alcool, antécédent familial, ascendance asiatique ou Hispano-Américaine Endoscopie digestive haute
Foie Cicatrisation hépatique due à l’alcool, obésité, hépatite B ou C examen tomographique avec agent de contraste
Poumon Tabagisme, antécédent familial, inhalation de produits chimiques cancérigènes. examen tomographique avec agent de contraste
Col utérin Relations sexuelles à un âge précoce, promiscuité, relations sans préservatif. Papanicolaou (frottis)
Prostate Homme de couleur, plus de 60 ans, fermiers, employés d’une usine de jantes, exposition au cadmium et à la peinture industrielle Examen en laboratoire: Antigène prostatique spécifique
Sein Femmes âgées de plus de 40 ans, antécédent familial, menstruation précoce (avant l’âge de 12 ans) ou ménopause tardive (après 55 ans), alcool, nuliparité (ne pas avoir eu d’enfant), hormonothérapie pour ménopause, obésité, radiation Mammographie
Ultrason
Colorectal Polypes adénomateux, antécédent de cancer, maladie de Crohn,      antécédent familial de cancer du colon ou du sein, colite ulcéreuse, Tabagisme, régime alimentaire riche en grasse et/ou viandes rouges coloscopie

MML.-  Quel rôle joue le stress ?
M.- Le stress psychologique affecte le corps de nombreuses manières, mais jusqu’à maintenant il n’a pas été prouvé scientifiquement qu’il existe une relation directe ente le stress psychologique et le développement d’un cancer… Plusieurs chercheurs ont suggéré que des facteurs psychologiques pouvaient affecter la progression d’un cancer (soit dans l’extension de la taille de la tumeur soit dans sa propagation) chez les patients qui en sont atteints.

MML.- D’un point de vue subjectif, que ressent le médecin lorsqu’il informe le patient de ce diagnostique ?
M.- C’est très difficile, surtout quand ce n’est pas le médecin traitant mais celui qui réalise l’examen de confirmation. Nous devons apprendre à soutenir le patient et les familles qui joueront un rôle important dans la lutte que ce dernier va mener. Nous ne pouvons jamais dire froidement : « Mr vous avez un cancer et seulement un mois à vivre… Nous sommes désolés mais nous ne pouvons rien faire pour vous…Infirmière, faites venir la personne suivante… » Si le cas du patient fait que médicalement nous ne pouvons pas lui apporter de soins, nous devons aspirer à lui offrir une meilleure qualité de vie.

MML- Quelle attitude peut-on attendre d’un patient face à ce diagnostique ?
M.- On doit toujours s’attendre à l’inattendu. Et pas seulement de la part du patient, mais également des membres de la famille. Ils discréditent plusieurs fois le diagnostique, nient la réalité, cherchent une seconde, troisième voire une quatrième opinion ; alors qu’en réalité le patient aurait pu commencer à un stade correct et opter pour un traitement adéquat afin d’améliorer ses chances de survie et sa qualité de vie. Le médecin doit être patient et gérer la situation afin de pouvoir les conseiller de la meilleure manière possible.

MML -D’une manière générale, le progrès de la science permet-il de dire que le cancer peut-être guéri ?
M.-Lorsque l’on parle de cancer, on ne parle pas de guérison, mais plutôt du pourcentage de patients ayant une espérance de vie supérieure à 5ans. Parler d’espérance de vie aide à faire comprendre au patient et à la famille que le cancer est une maladie qui peut présenter un risque de rechutes. A cause de cela il est important d’effectuer un suivi méthodique du patient qui a eu un cancer, suivi qui garanti également la surveillance desdites rechutes. Dans le passé, il était imprudent de communiquer avec un patient qui ne souffrait plus du cancer, mais grand nombre d’entre eux  oublièrent leurs contrôles ou retournèrent à une vie les exposant aux mêmes facteurs de risque qui les avaient amenés à souffrir d’un cancer, un mode de vie qui augmente logiquement les risques de rechutes. Cependant, les cancers qui ont été détectés à leur stade initial sont guérissables avec un traitement approprié dans la majorité des cas. Pour plus de détails vous pouvez consulter ce tableau comparatif (tableau n°4) :

Espérance de vie supérieure à 5 années chez les patients traités d’un cancer de l’estomac
Stade CNC – Japon Trujillo – Pérou
I 91% 47%
II 81% 45%
III 54% 9%
IV 9% 0%

MML.- L’opération chirurgicale permettant l’extraction de la tumeur est-elle irremplaçable ou existe t-il d’autres formes de traitements qui puissent aider le patient ?
M.- Il faut toujours procéder à l’extraction de la tumeur quand cela est possible. Scientifiquement, une extraction appropriée du cancer offre une meilleure espérance de vie que d’autres techniques et leurs combinaisons. Lorsque, par exemple, le cancer du sein en est au stade avancé IV (inopérable) on  soumet la patiente à un régime de chimiothérapie à de multiple fois jusqu’à ce que la tumeur puisse être retirée. Postérieurement, la patiente continue sa chimio-radiothérapie accompagnée de contrôles périodiques. Néanmoins, nous devons expliquer à la patiente que son espérance de vie est estimée par rapport au stade IV de son cancer et qu’elle a de la chance de réagir favorablement à la thérapie choisie et que cela dépend beaucoup du contrôle périodique.

MML.- Quels seraient les effets collatéraux de ces traitements et à quoi doit s’attendre le patient ?
M.- La plupart des traitements présentent la possibilité de voir autant se multiplier les cellules malades que les cellules saines, ce qui entraine des effets secondaires. Ainsi, alors que nous parvenons à tuer les cellules cancérigènes, il apparait simultanément un ralentissement de la capacité régénératrice des cellules normales. Par exemple, si un patient reçoit des médicaments contre le cancer du poumon, cela peut lui causer un saignement dans l’estomac, une chute de cheveux, stérilité, etc. Tout dépend du type de médicament, de l’extension de la radiothérapie ou encore de la durée du traitement.

MML.-Quelle est l’importance du régime alimentaire ?
M.- ll est indéniable que certaines thérapies peuvent provoquer des nausées, des vomissements et/ou une perte de l’appétit ; c’est pourquoi garder une alimentation saine constituée de repas nutritifs permettra au corps de se régénérer plus rapidement afin de supporter le traitement. Le régime alimentaire a donc la même importance qu’une supervision professionnelle adéquate et le soutien familial.

MML.- La foi et d’autres pratiques spirituelles telles que le yoga peuvent-elles aider les patients ?
M.- Cette question se rapproche beaucoup de celle sur le stress psychologique. Comme nous l’avons mentionné n’importe quelle pratique alternative supervisée et approuvée par l’oncologue traitant est recommandée afin d’améliorer l’état d’esprit du patient.

MML.- Quelles nouvelles thérapies existe-t-il pour améliorer les conditions de vie d’un patient souffrant d’un cancer ?
M.-
A travers l’évolution technologique de la détection précoce du cancer, il a été constaté des améliorations dans la qualité de vie des patients. Par exemple, avant les patients atteints d’un cancer de l’estomac au stade 0 étaient soumis à des ablations totales, lesquelles assuraient leurs survies, mais les condamnaient alors à une vie comportant de sérieuses restrictions alimentaires. Depuis une dizaine d’années les japonais ont commencé à diffuser des techniques de résections des lésions précoces (restreintes aux muqueuses gastriques) par voie endoscopique, grâce auxquelles on extrait le cancer tout en permettant  au patient de garder son estomac entier.

MML.- Quelle attitude doivent adopter les familles devant un patient avec une maladie de cette nature ?
M.- Les familles sont la première forme de traitement contre le cancer. Un patient qui n’a pas de soutien familial et/ou amical présente de moins bonnes chances de survie qu’un patient qui est accompagné lors de ses contrôles et traitements. En tant que médecins, nous devons toujours en tenir compte dans notre plan de travail.

MML.- Quelle est votre impression personnelle sur cette maladie et ses portées ?
M.- Mon père est mort d’un cancer du colon pendant mon avant dernière année de faculté. Malencontreusement le cancer a été découvert à un stade avancé, et il n’a pu survivre qu’un peu plus d’un an malgré d’épuisantes sessions de chimio-radiothérapie. De nos jours la médecine a développé des techniques coloscopiques pour la détection précoce des cancers colorectaux. C’est pour cela que je poursuis actuellement des recherches sur les méthodes alternatives à bas prix concernant le diagnostique endoscopique des cancers gastro-intestinaux. J’espère pouvoir transmettre à mon retour ce que mes professeurs m’ont enseigné ici, je pense que c’est la meilleure façon de les remercier de toutes leurs attentions.

MML.- Quels gestes ou façon de vivre recommanderiez-vous à nos lecteurs pour prévenir ce mal ?
M.- En premier lieu, ne pas mener une vie sédentaire et se reposer opportunément. Deuxièmement, manger sainement, tripler, au moins, le nombre de mastications par bouchée et savourez ce vous mangez. Prenez votre dernier repas au moins 4 heures avant de dormir. Evitez le surpoids, la nourriture riche en graisse (surtout le soir), les aliments en boite de conserve et/ou baignant dans le vinaigre (cornichon, choucroute, etc.) ainsi que les plats salés. Buvez suffisamment d’eau, consommez des fruits et légumes frais ainsi que des fibres alimentaires. Troisièmement, arrêtez de fumer ; ne permettez pas que l’on fume autours de vous et des membres de votre famille. Si vous maniez des produits chimiques ou du matériel cancérigène au travail, informez vous correctement et suivez les instructions de sécurité. Rendez vous à vos bilans annuels de santé.
Chaque femme ayant commencé à avoir des rapports sexuels devrait passer chaque année les tests de papanicolaou (frottis), apprendre à réaliser un auto-examen du sein et le pratiquer périodiquement comme une routine pendant sa toilette journalière (attention, le cancer du sein chez les hommes est peu fréquent, mais plus agressif que chez la femme). Les femmes ayant plus de 35 ans (sans antécédent de cancer du sein)  doivent consulter leur gynécologue afin de passer une mammographie. Chaque homme ayant plus de 50 ans doit consulter pour un dépistage du cancer de la prostate. Toute personne âgée de plus de 50 ans devrait consulter afin de réaliser un dépistage du cancer de l’appareil digestif. Il est dommage que seuls les membres des familles de patients atteints d’un cancer et les personnes faisant attention à leur santé se tournent vers les systèmes de prévention et de détection afin de diminuer le nombre de mort chaque année.

MML.- Merci beaucoup Dr, pour toutes ces explications.
M.- Merci à vous. Et si vous avez une quelconque inquiétude vous pouvez me consulter à travers notre campagne contre le cancer gastro-intestinal : http://www.nikkeiportal.com/magic/

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Les gènes jouent un rôle dans la forte incidence du cancer gastrique au Costa Rica

Posted on 04 May 2010 by Alex

via nacion.com

En inspectant les gènes des costaricains, et plus particulièrement ceux d’une bactérie qui se loge dans leurs l’estomacs, le chirurgien digestif Sergio Con-Chin qui travaille au centre des maladies de l’appareil digestif ( San José – Costa Rica ) cherche à savoir pourquoi le cancer gastrique menace éminemment les habitants de ce pays : chaque année plus de 800 personnes sont diagnostiquées de ce mal et plus de 500 en meurent.

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Cancer du pancréas – symptômes

Posted on 28 April 2010 by Alex

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Les cancers précoces du pancréas causent peu de symptômes, la plupart étant assez vagues. Du fait que les signes et symptômes de la majorité des cancers pancréatiques peuvent être confondus avec des problèmes d’ordre digestifs moins graves, cette maladie est rarement détectée avant  qu’elle ne se soit propagée à des tissus adjacents ou des organes plus éloignés à travers le système sanguin ou lymphatique.

Les symptômes qui peuvent survenir,  dans l’ordre général d’apparition, incluent :

  • Perte de poids significative accompagnée de douleurs abdominales –  signes d’avertissement  le plus probable.
  • Une vague, mais progressive douleur abdominale qui peut diminuer en s’inclinant en avant et augmenter en position allongée. La douleur est généralement plus intense la nuit et peut irradier le bas du dos.
  • Gêne digestive ou intestinale telle que diarrhée, constipation, flatulence, ballonnement ou renvoi (rot).
  • Nausées, vomissements, et perte d’appétit.
  • Ictère, généralement sans douleur, il s’agit d’une coloration jaunâtre de la peau ou du blanc des yeux ainsi que d’une urine foncée.
  • Apparition soudaine d’une intolérance au glucose, comme le diabète
  • Selles noires ou sanguinolentes, indiquant un saignement dans l’appareil digestif.
  • Fatigue/ faiblesse générale.
  • Gonflement du foie et de la vésicule biliaire.
  • Démangeaison.
  • Selles pâles ou de couleur très claire.
  • Caillots sanguins dans les jambes

Certains types de cancers pancréatiques rares causent des déséquilibres hormonaux qui produisent leurs propres symptômes, incluant :

  • Episodes de faiblesse, sueurs, palpitations, irritabilité ou de rougissement de la peau découlant d’un taux bas de sucre dans le sang.
  • Diarrhée aqueuse importante.
  • Une nouvelle et inhabituelle éruption cutanée.
  • Symptômes en cas d’ulcère sévère, tels que douleur abdominale et diarrhée aqueuse, qui ne répondent pas aux antiacides ou autres traitements antiulcéreux.

Si vous ressentez le moindre de ces symptômes pour une durée supérieure à deux semaines, appelez votre médecin pour un check up complet.

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Existe-t-il un lien entre le maïs violet et le cancer du colon ?

Posted on 12 March 2010 by Alex

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Question posée depuis Lima, Pérou.

Afin de répondre à cette question des plus intéressantes nous avons tapé «purple corn » (maïs violet)  dans PubMed et avons trouvé 75 articles répertoriés depuis 1976. Nous avons ensuite poursuivi notre recherche  avec  les composants actifs du maïs violet : “ Anthocyanine ” (2920 articles depuis 1920), “Anthocyanine + Cancer” (189 articles depuis 1962), “ Extraits riches en Anthocyanine ” (32 articles depuis 2001), et enfin “ Extraits riches en Anthocyanine + cancer colorectal” (8 articles depuis 2003).

Apparemment, cet étrange maïs péruvien portant le nom scientifique de Zea mays linee, suscite un intérêt grandissant depuis l’année 2000.

Hiromitsu Aoki et ses collègues y ont relevé jusqu’à 6 différents types d’anthocyanines (biomolécule qui lui donne sa couleur d’un violet sombre comme une aubergine).

L’anthocyanine que l’on retrouve en plus grande quantité est la cyanidine 3-OBD-glucoside, appelée C3G (70% de son grain).  Il a été démontré que les anthocyanines présentent de nombreuses activités biologiques telles que des effets antioxydant (1,2), antimutagène (1), et anti-cancérigène (3,4,5,6). Il a tout particulièrement été prouvé que le colorant du maïs violet réduisait  la formation de cancer du colon chez les rats (4).  Ainsi, les anthocyanines ont cessé d’être de simples colorants culinaires afin de jouer leur rôle dans l’alimentation thérapeutique.

Il existe également des rapports sur les effets des anthocyanines chez des rats atteints d’hypertension et des souris obèses – hyperglycémiques, ainsi que des comptes-rendusd’autres auteurs ayant testé la toxicité orale du maïs violet chez les rats (7).

En résumé, le maïs violet est l’un des produits cultivés possédant la plus forte concentration d’anthocyanines, tout particulièrement la cyanidine 3-OBD-glucoside qui inhibe la prolifération de cellules tumorales.

REFERENCES:

  1. J Agric Food Chem. 2006 Jun 28;54(13):4557-67. Antimutagenic and antioxidant properties of phenolic fractions from Andean purple corn (Zea mays L.).
  2. J Agric Food Chem. 2003 May 21;51(11):3313-9. Stoichiometric and kinetic studies of phenolic antioxidants from Andean purple corn and red-fleshed sweetpotato.
  3. Cancer Sci. 2008 Sep;99(9):1841-6. Epub 2008 Jul 4. Purple corn color suppresses Ras protein level and inhibits 7,12-dimethylbenz[a]anthracene-induced mammary carcinogenesis in the rat.
  4. Cancer Lett. 2001 Sep 28;171(1):17-25. Pronounced inhibition by a natural anthocyanin, purple corn color, of 2-amino-1-methyl-6-phenylimidazo[4,5-b]pyridine (PhIP)-associated colorectal carcinogenesis in male F344 rats pretreated with 1,2-dimethylhydrazine.
  5. J Agric Food Chem. 2008 Oct 22;56(20):9391-8. Epub 2008 Sep 19. Structure-function relationships of anthocyanins from various anthocyanin-rich extracts on the inhibition of colon cancer cell growth.
  6. J Food Sci. 2008 Sep;73(7):C561-8. Epub 2008 Jul 24. Antioxidant effects of flavonoids used as food additives (purple corn color, enzymatically modified isoquercitrin, and isoquercitrin) on liver carcinogenesis in a rat medium-term bioassay.
  7. Food Chem Toxicol. 2008 Feb;46(2):774-80. Epub 2007 Oct 10. A 90-day oral toxicity study of purple corn color, a natural food colorant, in F344 rats.

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Q: Que savez-vous sur les cancers GI pendant la grossesse?

Posted on 10 March 2010 by Alex

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Question de Paris, France

Souffrir d’un cancer lors d’une grossesse est heureusement un évènement très rare. On estime actuellement que cela concerne 1 grossesse sur 1000. En tous les cas, le simple fait d’être enceinte ne cause pas le cancer, et les femmes portant un enfant ne sont pas plus susceptibles d’en avoir un que les autres femmes. Néanmoins, le cancer reste la seconde cause de décès chez la femme en âge de procréer.

Etant donné que l’âge est le facteur de risque le plus significatif, les médecins s’attendent à ce que le taux de cancer pendant la grossesse

augmente à mesure que les femmes souhaitent être plus âgées pour avoir des enfants. De ce fait, cette situation est plus fréquente dans les pays développés.

Les cancers qui ont tendance à survenir au cours d’une grossesse sont ceux que l’on retrouve généralement chez les jeunes, tels que le cancer du col utérin, le cancer du sein, le lymphome Hodgkinien, le mélanome malin et le cancer de la thyroïde.

Cancer Gastro-intestinal (CGI)

Comme les tumeurs de l’appareil digestif touchent généralement des personnes de plus de 50ans la coexistence d’un CGI et d’une grossesse est une situation assez rare. Toutefois, les types de CGI que l’on retrouve chez les jeunes présentent des formes plus agressives en comparaison de ceux qui surviennent à un âge plus avancé et cela entraine de pires pronostiques.
De plus, il faut savoir que la grossesse affecte la présentation clinique, l’évaluation, le traitement, et le pronostic vital des patientes avec un CGI.

Cancer colorectal (CCR)


Parmi les CGI, le CCR est le plus fréquent au cours de la grossesse. 80 % d’entre eux sont localisés dans le rectum, où selon la taille et la localisation de la tumeur, l’échographie transvaginale pourrait être d’une grande aide en vérifiant les autres structures pelviennes en plus de celles visées lors des contrôles prénataux. Le CCR engendre généralement les signes et symptômes suivants: saignement rectal, diarrhée ou constipation, anémie, crampes abdominales, nausée et perte de poids (malheureusement très semblables aux manifestations somatiques d’une grossesse).

Le fait de recourir à la chirurgie (radicale avec/sans hystérectomie), à la chimiothérapie ou à la radiothérapie devra être choisi au cas par cas selon la semaine de gestation, la taille et l’invasion de la tumeur, ainsi que la présence ou non de métastases (autrement dit, l’espérance de vie de la mère contre celle du fœtus). Il faudra néanmoins pratiquer une opération d’urgence quelque soit le stade de gestation dans le cas de saignement abondant, de perforation ou d’obstruction.

Cancer Gastrique (CG)

Jusqu’en 2006, seuls 131 cas de CG ont été reportés chez des femmes enceintes, et une fois encore leurs grossesses masqua la présentation clinique (satiété rapide, nausée/vomissement, anémie, perte de poids)  occasionnant un diagnostique tardif
Elles furent diagnostiquées après leur 30ème semaine de grossesse, 97% des cas étant des cancers avancés de type agressif montrant une propagation de métastases (malheureusement, le taux de survie allant jusqu’à 3 ans a été d’environ 8%).

Autres organes

Seuls 40 cas de cancer du foie et 4 du pancréas ont été reportés chez des femmes enceintes. Comme mentionné précédemment, le diagnostique, le stade, le terme ou le prolongement de la grossesse ainsi que le choix d’un traitement chirurgical ou médical devra être déterminé individuellement.

Résumé

Un cancer diagnostiqué durant la grossesse est un évènement dramatique ayant un profond impact sur les vies de la patiente, du nouveau né, des familles et du médecin traitant. Le dilemme de continuer la grossesse jusqu’à la naissance d’un fœtus viable peut s’avérer compliqué lorsque des facteurs médicaux, sociaux, personnels, moraux aussi bien que religieux interagissent pour définir le chemin à suivre.

Cependant, le pronostique des patientes ne devrait pas être remis en cause et, lorsqu’il est approprié de continuer la grossesse, la santé du fœtus pourra être préservée. Le développement de nouvelles compétences, technologies, communication et les témoignages scientifiques nous montrerons comment traiter les femmes enceintes atteintes d’un cancer de manière plus sûre et efficace.

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