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QUESTION du Lima, Pérou.
Introduction
Cette classification décrit le degré d’extension ou la gravité du cancer d’un individu.
La classification va aider les médecins à établir un traitement. De plus, le stade d’un cancer peut être utilisé pour estimer un pronostique (quant à l’espérance de vie de la personne). Ainsi, plus le stade du patient est correctement diagnostiqué, meilleures sont les mesures prises contre sa maladie.
Le système de classification des tumeurs existe depuis 1943 (Pierre Denoix – la France) et continue de se développer grâce aux recherches scientifiques.
De nos jours, la classification internationale des tumeurs malignes (Système TNM) est basée sur l’extension de la tumeur (T), la propagation des ganglions lymphatiques (N), et l’existence ou non d’une progression de la tumeur à distance (métastase – M).
En bref, si un patient au stade 1 (On utilise généralement les chiffres romains pour représenter les différents stades, excepté le 0) se rend dans un hôpital non spécialisé qui ne possède pas les moyens adéquats pour permettre une classification standard (par exemple, un manque de haute résolution pour une tomographie axiale calculée par ordinateur), il pourrait être diagnostiqué comme étant au stade 0 (signifiant qu’il n’a pas de cancer) et renvoyé chez lui car aucune lésion n’aurait été trouvée. A la suite de cela, quelque soit le moment où l’on diagnostiquerait un cancer à ce patient, non seulement il pourrait être trop tard mais son espérance de vie pourrait avoir diminuée de façon dramatique.
Le système TNM

Afin de vous montrer un exemple nous allons maintenant décrire la classification d’un cancer gastrique.
Il semble judicieux de commencer avec quelques références anatomiques de l’estomac. L’image montre les 4 couches de la paroi gastrique :

- La Muqueuse (M) : surface interne
- La sous-muqueuse (SM) : couche se trouvant en dessous de M, riche en sang et vaisseaux lymphatiques
- La musculeuse (MP) : Responsable des mouvements de l’estomac
-La séreuse : surface externe, fine membrane qui recouvre la totalité de l’organe
Extension de la tumeur (T)
T0 : pas de signe de tumeur primitive
Tis: (carcinome in situ) tumeur intra-épithéliale sans invasion de la muqueuse
T1 : Tumeur allant jusqu’à envahir la sous-muqueuse
T2 : Tumeur allant jusqu’à envahir la musculeuse
T3 : tumeur atteignant la séreuse sans la dépasser
T4: tumeur largement étendue, dépassant la séreuse.
TX : renseignements insuffisants pour classer la tumeur.

Propagation des ganglions lymphatiques / Adénopathies régionales (N)
N0: aucun signe de métastase dans les ganglions lymphatiques régionaux
N1: présence de métastase pour 1 à 6 ganglions lymphatiques régionaux
N2: présence de métastase pour 7 à 15 ganglions lymphatiques régionaux.
N3: présence de métastase pour plus de 15 ganglions lymphatiques régionaux.
NX: Renseignements insuffisants pour classer les ganglions lymphatiques régionaux
Métastase à distance (M)
M0: Aucune présence de métastases à distance
M1: Présence de métastases à distance
MX: Renseignements insuffisants pour classer les métastases à distance

Pronostique
L’espérance de vie dépend de facteurs aussi multiples que variés, des caractéristiques du patient en passant par le progrès médical (les médicaments, les techniques chirurgicales ou d’imagerie, etc.). De ce fait, les pronostiques changent constamment. Évidemment, des maladies préexistantes comme le diabète et l’hypertension ont une influence négative sur ces calculs. C’est pourquoi il est très important de les surveiller attentivement.
Dans ce tableau, nous pouvons voir le nombre incroyable de traitements japonais contre le cancer de l’estomac (ESD, dissection ganglionnaire, ect )
Les japonais ont eu le taux de mortalité du cancer de l’estomac le plus élevé du monde jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale. Ceci les choqua, et malgré des ressources financières extrêmement limitées, à cause de la reconstruction d’après-guerre, ils ont pu mettre en place un programme de dépistage national de masse du cancer gastrique. Pour les pays développés occidentaux, comme la Grande-Bretagne, ce programme est bien trop cher pour qu’ils puissent se le permettre.

Si nous comparons cela avec la ville péruvienne de Trujillo, actuellement en plein essor bien qu’il ne s’agisse pas du Lima, la capitale, (et qui n’a cependant pas souffert d’une reconstruction d’après-guerre), les médecins peuvent offrir un pronostique relativement bon à leurs patients. Cependant, cela pourrait être différent avec la mise en place d’un programme de dépistage du cancer.